Illustration de l'événement : Mosaïque—Ce qui traverse les corps I Bouchra Ouizguen invite Yassmine Benchrifa, Josué Mugisha, Jaber Ramezan au Festival d'Automne

Mosaïque—Ce qui traverse les corps I Bouchra Ouizguen invite Yassmine Benchrifa, Josué Mugisha, Jaber Ramezan au Festival d'Automne

Date et horaires

Organisé par Saison Méditerranée 2026

À propos de cet événement

Bouchra Ouizguen convie trois artistes, venus du Burundi, d’Iran et du Maroc, au sein de son Portrait. Ils et elle abordent la danse contemporaine par ses lisières, déplaçant les corps et les paroles autant que les regards, dans cette plateforme intitulée _Mosaïque_—Ce qui traverse les corps. En miroir de son solo _Qunfudh_, présenté au même moment à la MC93, ces trois pièces sondent les forces qui traversent et contraignent les corps, entre tensions, subversions et métamorphoses, tout en révélant les solidarités qui les relient. Yassmine Benchrifa explore les transitions qui jalonnent une vie et les transformations qui façonnent une identité. L’artiste marocaine découvre le hip-hop à 12 ans, captivée par l’expressivité et l’énergie brute de cette culture urbaine. Plus tard, elle intègre Nafass, la première école de danse contemporaine du Maroc. Ce premier solo, lauréat du concours Taklif à Marrakech, s’inspire de son parcours. Dans une écriture sensible et instinctive, elle donne à voir les états successifs d’un corps pris dans le flux continu d’une vie, où tout est transition. —le 24 à 17h30 et le 25 octobre à 16h30 Josué Mugisha lui, imagine des artistes interrompre la représentation en cours pour réclamer « le sens ». En l’absencede l’auteur, ils s’adressent au public par la danse, par la poésie, par l’imaginaire. Dans le contexte politique du Burundi, où la parole est muselée et le « tambourinaire » censuré, le chorégraphe et metteur en scène crée, après _La première danse politique_, une seconde, comme métaphore pour « tuer le tambour », symbole du pouvoir. Sous une pluie d’images poétiques, les interprètes sabotent la représentation pour en faire un terrain d’insubordination. —du 22 au 23 octobre à 21h Dans _The Chairs_ de Jaber Ramezan, les interprètes évoluent au sein d’une architecture instable de chaises, sans jamais toucher le sol. Chaque mouvement est une négociation avec les corps et les chaises, avec la gravité. À travers une attention mutuelle extrême, l’équilibre devient une pratique de soin. Après Boundaries of Bodies, l’artiste iranien poursuit le travail mené depuis quinze ans, à la croisée du théâtre, de la danse et du cinéma. —le 24 à 16h30 et le 25 octobre à 15h30